Guide complet des travaux d’aiguille

J’aime les vieux livres de couture.

Vieux dans le sens, assez vieux pour être moche et sans intérêt, mais pas assez pour devenir une antiquité hors de prix.

Le genre de livres qu’on trouve dans les brocantes à 1€ et que, même à ce prix là, celui qui vend se dit intérieurement « Je ne pensais jamais vendre un truc pareil … ».

Il y en avait un chez mes grands parents, dans la chambre ou je dormais. Je l’ai beaucoup feuilleté.

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Je ne sais pas exactement ce qui me plait. L’usage abusif du orange, le naturel des photographies ou l’explication détaillée de ce qu’il faut savoir faire pour être une femme accomplie et une bonne maîtresse de maison, ce qui revient au même.

Je crois que je suis intriguée aussi. Les techniques semblent immuables, on trouve aujourd’hui des milliards de choses magnifiques sur Pinterest faites de la même façon. C’est étrange de ce dire que tout ce que je trouve si beau aujourd’hui sera regardé dans 30 ans par ma fille qui se demandera peut être … »Mais pourquoi ? » …

Et puis il y a toujours, au fil des pages, un petit quelque chose, un dessin, un motif, une idée, quelque chose qui me plait et qui fait que ça vaut le coup.

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Le Fantôme de l’Opéra

DSCF7776Normalement, il convient de trouver les livres géniaux, ABSOLUMENT à conseiller, je vous le recommande. Surtout si c’est un peu classique et déjà approuvé et conseillé depuis des lustres.

Seulement, des fois, il y a des livres qui attendent sur l’étagère, que l’on peine à sortir de la poussière, et qui une fois choisis pour être lus se lisent très très lentement.
Pour moi, le Fantôme de l’Opéra fait parti de ces livres là.
Il ne partait pourtant pas trop mal, offert par Chérie parce qu’elle aime le roman et l’auteur, que j’avais apprécié le Parfum de la Dame en Noire, et qu’il était dans cette si jolie collection trop classe avec sa tranche dorée, ses feuilles fines comme celles d’un missel, et son charmant ruban marque-ta-page. Et l’opéra c’est un thème qui me plait, j’aime les tutus, un jour j’irai voir un ballet là-bas, j’irai visiter le monument aussi.

Malgré tout ça … ce fut laborieux. Déjà, je n’ai accroché à aucun personnage. J’ai généralement du mal avec les personnages masculins et j’ai trouvé le seul personnage féminin pénible et ennuyeux au possible. Je n’ai pas du réussi à visualiser, malgré la foison de détails, les décors et la beauté du lieu, même si ça m’a conforté dans mon envie d’aller visiter l’opéra.

J’ai quand même réussi à le lire jusqu’au bout. Histoire de clore le chapitre une bonne fois pour toutes et de pouvoir ranger ce livre sur son étagère sans sentiment d’inachevé. Je suis surtout ravie de pouvoir passer à autre chose. La suite d’Anne … la maison aux pignons verts m’attends et je me réjouis de retrouver cet univers plus léger et lumineux.

Par contre, en film, ça peut être pas mal, avec de beaux décors et de jolis costumes je me laisserai tenter …

Anne… la maison aux pignons verts

J’adore la petite maison dans la prairie et  j’ai vu Pollyanna au moins 100 fois.

Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre parler, à 33 ans, de Anne … la maison aux pignons verts de Lucy Maud Montgomery. Comment se fait il que on ne m’en ai pas parlé avant ? J’ai bien pensé à m’en plaindre à on mais je n’ai pas ses coordonnées. Je me suis donc indignée en silence … mais quand même … à 33 ans !

La Fnac dit que :

Livre-culte au Canada et dans de nombreux pays, ce roman relate l’adoption d’une petite fille, et déborde de sa joie de vivre. Cette jeune fille a une capacité inégalable à l’émerveillement devant la beauté de la nature environnante. Ce livre d’un autre temps, plein de bons sentiments et un peu mielleux, fait penser un peu à la petite maison dans la prairie mais procure une grande bouffée de fraîcheur finalement pas désagréable.

Pour illustrer j’ai mis une jolie couverture mais il va de soi que la couverture de la version traduite en français est hideuse. C’est pour punir les petites filles qui n’ont pas assez bien travaillé l’anglais à l’école. J’essaye pourtant de me rattraper en réclamant des cours d’anglais à mon employeur qui ne semble pas comprendre l’impérieuse nécessité que je puisse commander des jolies éditions anglaises …

Lucile n’ayant que 3 ans il me semblait trop difficile d’attendre qu’elle apprenne à lire pour le commander « pour elle », j’ai donc assumé et je l’ai commandé pour moi.

Je n’en parlerai pas ici si j’avais trouvé que c’était tout pourri. Donc j’ai beaucoup aimé. Le tome 2 est commandé / expédié / arrivé / en attente que je finisse le livre en cours pour pouvoir me replonger confortablement dans le gentil quotidien de la maison aux pignons verts.

Aligato

Ce week-end, petit tour à la Fnac, j’étais sensée être raisonnable car j’attendais 3 livres commandés sur leur site quelques jours avant. C’était juste comme ça, pour faire un petit tour.

Mais bon … à la Fnac il y a plein de livres et je n’ai aucune volonté et en plus j’ai un enfant ce qui me donne une excuse supplémentaire … bref …

Ce livre là crépitait dans son rayonnage tel un objet de quête :

A la couverture, il a l’air trop beau, et dedans il l’est encore plus.

Evidemment c’est pas pour moi, c’est pour Chouchoute .. si si … elle dans le magasin elle préférait n’importe quoi avec une licence Disney / Pixar … mais je suis sure qu’au fond elle a été très heureuse de remettre à leur place tous ces livres et carnet de coloriages Cars et qu’on prenne celui là … même si pour l’instant elle refuse toujours de le regarder …

Pour ma défense, on a beaucoup lu toutes les deux ce livre là :

Ils fonctionnent tous les deux sur le même modèle, une fée par double page, présentée avec un dessin de la mort qui tue et un joli texte, le tout illustrant une qualité, un très de caractère, etc.

La caissière de la Fnac m’a parlé de ce livre, d’une édition précédente et de contes japonais trop beaux chez cet éditeur et avec la même illustratrice je suppose.

Après ce premier craquage j’étais résolue à être raisonnable.

Oui mais …

Un peu plus loin, je vois ce livre :

Bon là vraiment ça relève du complot. J’ai une addiction aux fêtes traditionnelles, au Japon et aux livres.

En plus, fêter des fêtes d’une autre culture c’est très montessori et j’ai une addiction à montessori …

Il y a une fête par mois, au mois d’août c’est O-BON, la fête des ancêtres. du coup l’histoire de cette fête est expliquée, il y a un bricolage en lien avec la fête, ici un concombre-cheval et une aubergine-vache et des recettes étape par étape BananaChoco et Okonomiyaki. Chérie ayant une addiction à la cuisine japonaise elle ne m’a pas aidée.

De toutes façons la Fnac c’est toujours dangereux, alors qu’étrangement Foot Locker, Bouygues Telecom ou  Micromania je peux y passer un après midi (contrainte et forcée évidemment) sans être tentée une seule seconde.

Par contre, j’ai fais preuve d’une force de caractère exceptionnelle et d’une volonté hors du commun en n’achetant pas ce livre de toute beauté et de toute magnificence :

C’est un livre pop-up tout à fait magnifique. En plus Lucile n’a pas de livres pop-up !

Mais j’ai été très raisonnable. Par contre je l’ai noté dans un coin de ma tête, et du coup dans le blog maintenant, car je trouve que c’est un joli cadeau à faire à un enfant.